<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.polesruraux.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le Projet P&#244;les Ruraux, pour le d&#233;veloppement du secteur agricole</title>
	<link>https://www.polesruraux.org/</link>
	<description>Le Projet P&#244;les ruraux vise le d&#233;veloppement...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.polesruraux.org/spip.php?id_rubrique=18&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le Projet P&#244;les Ruraux, pour le d&#233;veloppement du secteur agricole</title>
		<url>https://www.polesruraux.org/local/cache-vignettes/L144xH55/mix_4-ad47c.jpg?1730372224</url>
		<link>https://www.polesruraux.org/</link>
		<height>55</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Une approche int&#233;gr&#233;e &#224; destination des jeunes ? </title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Une-approche-integree-a-destination-des-jeunes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Une-approche-integree-a-destination-des-jeunes</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:54:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En mars 2023, la r&#233;alisation des travaux am&#233;nagements pr&#233;vus dans le cadre de la composante 1 ayant connu des retards importants, les activit&#233;s de mise en valeur de sites am&#233;nag&#233;s venaient &#224; peine de commencer. &lt;br class='autobr' /&gt; A titre d'exemple, &#224; Agadez, une &#233;tude pour l'am&#233;nagement de 8 sites dans la commune urbaine d'Agadez a &#233;t&#233; lanc&#233;e en 2022. Des fiches techniques des microprojets suite aux informations collect&#233;es via des missions conjointes CR/STD/PPR au niveau des sites de 3 communes pilotes (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-L-installation-sur-les-sites-maraichers-amenages-" rel="directory"&gt;L'installation sur les sites maraichers am&#233;nag&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En mars 2023, la r&#233;alisation des travaux am&#233;nagements pr&#233;vus dans le cadre de la composante 1 ayant connu des retards importants, les activit&#233;s de mise en valeur de sites am&#233;nag&#233;s venaient &#224; peine de commencer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A titre d'exemple, &#224; Agadez, une &#233;tude pour l'am&#233;nagement de 8 sites dans la commune urbaine d'Agadez a &#233;t&#233; lanc&#233;e en 2022. Des fiches techniques des microprojets suite aux informations collect&#233;es via des missions conjointes CR/STD/PPR au niveau des sites de 3 communes pilotes (Iferou&#257;ne, Timia et Dabaga) ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es et 2 sites de la commune rurale d'Iferou&#257;ne (Tadek et Ebourkoum) ont &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;s . &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, &#224; ce stade du projet, aucune installation pour des femmes et des jeunes sur ces terres am&#233;nag&#233;es n'avait pu &#234;tre engag&#233;e. A l'inverse, le volet formation &#8211; accompagnement des jeunes a, lui, &#233;t&#233; engag&#233; d&#232;s le premier semestre 2019 par les CRA dans les deux R&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par rapport &#224; l'approche int&#233;gr&#233;e &#224; destination de la jeunesse (continuum formation &#8211; cr&#233;dit &#8211; installation via am&#233;nagements) initialement pens&#233;e par le projet, la structuration m&#234;me du projet (structuration en composantes d&#233;l&#233;gu&#233;es &#224; diff&#233;rents acteurs charg&#233;s de sa mise en &#339;uvre) et leur rythme diff&#233;renci&#233; de mise en &#339;uvre de ces composantes, n'ont pas permis d'op&#233;rationnaliser cette approche. Notamment, le volet am&#233;nagements ayant pris du retard, il n'a pas &#233;t&#233; possible d'aligner le choix des sites de formation sur le choix des vall&#233;es am&#233;nag&#233;es. Par ailleurs, du point de vue des CRA, il &#233;tait difficile de miser sur les potentialit&#233;s futures d&#233;gag&#233;es par les am&#233;nagements. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Par rapport &#224; la r&#233;flexion sur le fait d'installer des jeunes pr&#232;s des sites am&#233;nag&#233;s par le PPR : la CRA n'a pas &#233;t&#233; associ&#233;e au choix des sites d'am&#233;nagements. Par ailleurs, les seuils, pour certains, ne sont pas finalis&#233;s et les espaces ne sont pas encore am&#233;nag&#233;s. On ne pouvait pas partir de l'hypoth&#232;se que les seuils allaient fonctionner : il faut attendre qu'il pleuve pour voir si &#231;a marche et si les nappes sont recharg&#233;es. On est all&#233;s l&#224; o&#249; il y avait d&#233;j&#224; des potentialit&#233;s pour les jeunes. Le jeune ne va pas rester &#224; attendre la recherche du seuil, il ne va pas rester. &#187;&lt;/i&gt;. (Entretien CRA de Tahoua, mars 2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est pr&#233;vu que cet accompagnement &#224; la mise en valeur (suivi de la gestion des investissements, suivi de l'acc&#232;s &#224; un foncier s&#233;curis&#233;, accompagnement &#224; la production via des microprojets) soit coordonn&#233; par les CRA, avec l'appui des STD : une convention &#233;tait en cours de signature au moment de la mission de capitalisation. L'arr&#234;t du projet au 30 septembre 2023 ne permettra cependant pas de r&#233;aliser un suivi de ces activit&#233;s qui s'engagent trop tardivement dans la mise en &#339;uvre du projet. Par ailleurs, la strat&#233;gie d'installation des jeunes et des femmes, cible prioritaire pour cette activit&#233;, sur ces terres am&#233;nag&#233;es, n'avait pas &#233;t&#233; d&#233;finie : en particulier, les enjeux relatifs &#224; un acc&#232;s s&#233;curis&#233; au foncier de ces deux groupes n'avaient pas &#233;t&#233; clarifi&#233;s. En fonction des statuts fonciers des terres am&#233;nag&#233;es (foncier priv&#233;, communautaire, communal, etc.), les conditions d'acc&#232;s s&#233;curis&#233; au foncier pour les jeunes et les femmes qui s'installeront sur ces terres devront imp&#233;rativement &#234;tre clarifi&#233;s en amont de leur installation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand on parle d'installer des jeunes sur ces sites : on n'a pas dit c'est quels jeunes ? est-ce que l&#224; o&#249; on fait ces seuils il y a des jeunes dans les villages ? Et les espaces sont les parcelles des producteurs, pas des parcelles publiques. Est-ce qu'on va installer un jeune sur une parcelle priv&#233;e ? sauf si le jeune a un papa qui a une parcelle l&#224;-bas. &#187;&lt;/i&gt; (Entretien CRA de Tahoua, mars 2023).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les effets sur l'insertion professionnelle des jeunes </title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Les-effets-sur-l-insertion-professionnelle-des-jeunes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Les-effets-sur-l-insertion-professionnelle-des-jeunes</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:13:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les effets du dispositif de formation sur l'insertion professionnelle des jeunes concernent des apprentissages sur le plan technique, l'acc&#232;s &#224; des financements, un d&#233;veloppement plus ou moins significatif des activit&#233;s maraich&#232;res et du chiffre d'affaires des jeunes hommes en particulier, alors que pour les jeunes femmes les effets de leur participation &#224; la formation et leur acc&#232;s &#224; un cr&#233;dit sont plus nuanc&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Parmi les acquis des formations, les jeunes &#233;voquent de mani&#232;re d&#233;taill&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-Les-effets-sur-le-developpement-des-activites-economiques-" rel="directory"&gt;Les effets sur le d&#233;veloppement d'activit&#233;s &#233;conomiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les effets du dispositif de formation sur l'insertion professionnelle des jeunes concernent des apprentissages sur le plan technique, l'acc&#232;s &#224; des financements, un d&#233;veloppement plus ou moins significatif des activit&#233;s maraich&#232;res et du chiffre d'affaires des jeunes hommes en particulier, alors que pour les jeunes femmes les effets de leur participation &#224; la formation et leur acc&#232;s &#224; un cr&#233;dit sont plus nuanc&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi les acquis des formations, les jeunes &#233;voquent de mani&#232;re d&#233;taill&#233;e des apprentissages sur le plan technique, qui concernent tout aussi bien le choix de plants de qualit&#233;, les techniques de plantation, la mani&#232;re de prot&#233;ger efficacement les cultures d'oignons et de tomates des parasites, ou encore la mani&#232;re de confectionner et entretenir un compost. Les jeunes t&#233;moignent mettre en place ces techniques sur leur parcelle, qu'il s'agisse de leur propre parcelle ou de celle exploit&#233;es en commun avec leurs parents :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation en maraichage a beaucoup int&#233;ress&#233; Ramatou et Fanta, notamment car elle leur a permis de d&#233;couvrir une pratique du maraichage que leurs parents, eux-m&#234;mes &#171; jardiniers &#187;, ne pratiquaient pas. Par rapport &#224; la pratique traditionnelle du maraichage, elles retiennent de la formation : la pr&#233;paration du terrain (mesure, planches, etc.), la pratique du compost (versus engrais chimiques), l'utilisation de bio pesticides &#224; base de tabac, de piment et de savon (versus pesticides chimiques).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ramatou, 35 ans et Fanta, 32 ans, commune urbaine d'Agadez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai appris &#224; faire du compost et &#224; utiliser des bio-pesticides pour la culture de l'oignon, mes techniques de repiquage ont aussi &#233;volu&#233;, j'espace davantage les plants. Avant sur une planche, je pouvais mettre jusqu'&#224; 15 plants. D&#233;sormais je n'en mets que 8 et cela donne des meilleurs rendements &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Aboubacar, 28 ans, commune urbaine d'Agadez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai appris &#224; entretenir une parcelle, &#224; fabriquer et entretenir un compost, &#224; poser des moustiquaires pour prot&#233;ger les plants, &#224; bien choisir les semis et les engrais en fonction du type de plants (&#8230;) Pour la culture de l'oignon, j'adopte d&#233;sormais les pratiques de semis en ligne. Pour la tomate, j'ai aussi appris &#224; bien espacer les plants et &#224; faire grimper le pied. Auparavant, je ne connaissais pas non plus les techniques de protection des insectes, notamment le m&#233;lange &#224; base de piment, d'eau et de savon. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nana, 32 ans, commune urbaine d'Agadez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s des jeunes &#224; des financements dans le cadre du projet est fonction d'une part, du souhait des jeunes de solliciter ou non un cr&#233;dit et, d'autre part, de la capacit&#233; des IMF/banques de r&#233;pondre positivement &#224; cette demande, lorsque les jeunes disposent de l'ensemble des pi&#232;ces requises pour la constitution de leur dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains jeunes, des r&#233;ticences persistent en effet autour des suppos&#233;s risques li&#233;s &#224; une demande de cr&#233;dit, souvent par peur de ne pas &#234;tre en capacit&#233; de rembourser la somme emprunt&#233;e dans les d&#233;lais impartis :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; On m'avait inform&#233; au d&#233;but de la formation qu'il s'agissait d'un financement avec une partie de cr&#233;dit, mais j'esp&#233;rais que je pourrai b&#233;n&#233;ficier uniquement de la partie subvention. Je ne veux pas faire de demande de cr&#233;dit car je ne sais pas ce qui peut arriver et si je n'arrive pas &#224; rembourser je ne veux pas m'endetter &#187;. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Aissa, 27 ans, commune urbaine d'Agadez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de jeunes interrog&#233;s avaient effectivement d&#233;pos&#233; un dossier de demande de cr&#233;dit, dont ils &#233;taient sans nouvelles depuis plusieurs mois. D'autres jeunes avaient eu acc&#232;s &#224; un premier financement, qu'ils avaient rembours&#233; dans les d&#233;lais, mais &#233;taient sans nouvelle d'un deuxi&#232;me financement sollicit&#233;. Ces situations mettent g&#233;n&#233;ralement les jeunes en difficult&#233;, puisqu'ils se sont engag&#233;s aupr&#232;s de fournisseurs qui leur ont livr&#233; le mat&#233;riel command&#233;, mais auxquels les jeunes sont dans l'incapacit&#233; de r&#233;gler leurs factures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les jeunes qui acc&#232;dent effectivement &#224; un cr&#233;dit, les effets du mat&#233;riel acquis ainsi que des financements (fonds de roulement, cr&#233;dit, subvention) sur le d&#233;veloppement de leurs activit&#233;s agricoles sont diff&#233;renci&#233;s en fonction de la situation de d&#233;part des jeunes et notamment de leur capacit&#233; &#224; acqu&#233;rir de nouvelles parcelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les jeunes hommes qui ont pu b&#233;n&#233;ficier d'un financement au moment de la saison ad&#233;quate, cet apport financier peut s'av&#233;rer un moyen de booster l'exploitation et leur chiffre d'affaires. Dans ce cas, l'activit&#233; maraich&#232;re devient centrale et suffisante pour subvenir aux besoins des jeunes hommes et de leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs jeunes dans cette situation ont &#233;voqu&#233; ainsi ne plus envisager de migrer en Alg&#233;rie ou en Lybie, puisqu'ils gagnent d&#233;sormais suffisamment bien leur vie &#224; travers le maraichage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdoulaye, 33 ans et issu de village de Toudoun Billa dans la communaut&#233; urbaine d'Agadez a ainsi vu ses revenus consid&#233;rablement augmenter, a pu acqu&#233;rir une nouvelle parcelle et d&#233;velopper ses cultures et n'envisage plus de repartir en Alg&#233;rie comme il a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; le faire par le pass&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa formation, Abdoulaye a &#233;t&#233; accompagn&#233; par un conseiller de la CRA pour formuler ses besoins en financements. Le budget global de son projet s'&#233;levait &#224; 700 000 FCFA , dont la moiti&#233; sous forme de cr&#233;dit. Pour l'apport personnel, d'un montant de 35 000 FCFA , Abdoulaye a emprunt&#233; cette somme aupr&#232;s du chef de village, et l'a depuis rembours&#233;e, sans int&#233;r&#234;ts. Il a obtenu les fonds en 2020 et a pu investir dans une nouvelle parcelle de jardin d'une superficie de 2,5 ha, qu'il a achet&#233;e aux descendants d'une personne d&#233;c&#233;d&#233;e. Gr&#226;ce &#224; cet appui financier, il a &#233;galement pu acheter une motopompe, une quarantaine de tuyaux, un pulv&#233;risateur, une charrette et un &#226;ne pour lui permettre de transporter du fumier (&#8230;). Par ailleurs, le fonds de roulement lui a permis de financer l'achat de bouteilles de gaz. Abdoulaye a rembours&#233; son cr&#233;dit en 4 mois : &lt;i&gt;&#171; la campagne d&#233;marrait quand j'ai acquis les fonds, donc cela m'a permis de rembourser rapidement le cr&#233;dit &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#226;ce &#224; la formation et aux financements dont il a b&#233;n&#233;fici&#233;, en une campagne d'hivernage, Abdoulaye a pu &#233;couler environ 250 sacs d'oignons de 46 &#224; 50 kg, qu'il a vendus 15 000 FCFA le sac &#224; un seul et unique collecteur. Cela a donc repr&#233;sent&#233; un chiffre d'affaires d'environ 3,8 millions de FCFA . &lt;i&gt;&#171; Auparavant mon chiffre d'affaires ne d&#233;passait pas 200 000 FCFA en une campagne &#187;&lt;/i&gt;. Ces bons r&#233;sultats, bien que le montant du b&#233;n&#233;fice net ne soit pas connu, semblent se confirmer dans le temps : &lt;i&gt;&#171; en 2022 ma production a augment&#233;, j'ai produit environ 300 sacs, mais le prix de vente au collecteur a baiss&#233; pour s'&#233;tablir &#224; 13 000 FCFA, ce qui repr&#233;sente donc une l&#233;g&#232;re augmentation de mon chiffre d'affaires au final &#187;. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Abdoulaye mobilise de la main d'&#339;uvre sur sa parcelle : des membres de sa famille, mais &#233;galement d'autres personnes, notamment des femmes. Lors de la derni&#232;re campagne, au moment du repiquage, il a embauch&#233; environ 40 femmes sur plusieurs demi-journ&#233;es jours. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, Abdoulaye estime bien gagner sa vie &#224; travers le maraichage : &lt;i&gt;&#171; Mes revenus sont bons depuis 2 ans et je n'envisage pas de repartir en Alg&#233;rie (&#8230;) je suis tout de m&#234;me inquiet de savoir si j'aurais assez d'eau l'an prochain pour mes cultures. Ici c'est un vrai probl&#232;me, soit il y a trop d'eau soit il n'y en a pas assez &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les jeunes femmes, les effets de l'obtention d'un cr&#233;dit sont plus difficiles &#224; percevoir et, a minima, plus nuanc&#233;s. En effet, comme cela a &#233;t&#233; indiqu&#233; plus haut, elles ne disposent le plus souvent pas de foncier &#224; leur nom. Lorsqu'elles pratiquent le maraichage, c'est le plus souvent sur la parcelle de leur p&#232;re ou de leur mari et celles qui ont sollicit&#233; un cr&#233;dit l'ont ainsi fait, le plus souvent avec un acte foncier qui appartenait &#224; ce proche parent. Par ailleurs, le maraichage repr&#233;sente le plus souvent une activit&#233; annexe, qu'elles continuent de pratiquer en plus d'autres activit&#233;s. C'est notamment le cas de Ramatou, 35 ans et Fanta, 32 ans qui r&#233;sident toutes deux dans le village d'Aladab, dans la communaut&#233; urbaine d'Agadez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur temps est partag&#233; entre (i) le temps pass&#233; &#224; la maison pour les travaux domestiques, le maraichage dans leur &#171; jardin personnel &#187;, le petit commerce pratiqu&#233; &#224; la maison et (ii) le temps d&#233;di&#233; &#224; la coop&#233;rative f&#233;minine (qui correspondrait &#224; 3 ou 4 jours / semaine, mais sans doute pas &#224; temps plein). Ce temps d&#233;di&#233; &#224; la coop&#233;rative peut varier selon les campagnes, notamment en raison du probl&#232;me d'acc&#232;s &#224; l'eau : en d&#233;pit du forage disponible sur la parcelle de la coop&#233;rative, en saison s&#232;che froide les femmes ne cultivent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elles acc&#232;dent &#224; un cr&#233;dit et du mat&#233;riel &#224; l'issue de la formation, il semble que celui-ci soit transmis et g&#233;r&#233; principalement par le mari, le fr&#232;re ou le p&#232;re d&#233;tenteur de la parcelle sur laquelle elles cultivent. Pour ces femmes, le cr&#233;dit ne semble ainsi pas jouer l'effet levier attendu dans le cadre du projet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les motivations des jeunes et le processus d'acc&#232;s aux formations </title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Les-motivations-des-jeunes-et-le-processus-d-acces-aux-formations</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Les-motivations-des-jeunes-et-le-processus-d-acces-aux-formations</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:13:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Parmi les motivations des jeunes &#224; s'inscrire en formation, la possibilit&#233; d'acc&#233;der &#224; un financement &#224; l'issue de la formation tient g&#233;n&#233;ralement une place centrale. Et cet &#233;l&#233;ment est d'autant plus important lorsque les candidats et candidates ont pu voir des jeunes form&#233;s avant eux effectivement acqu&#233;rir du mat&#233;riel et d&#233;velopper leurs activit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Aboubacar, 28 ans, form&#233; au cours de la campagne d'hivernage, de juillet &#224; novembre 2022 : &#171; En 2018, quand je voyais les jeunes en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-Les-effets-sur-le-developpement-des-activites-economiques-" rel="directory"&gt;Les effets sur le d&#233;veloppement d'activit&#233;s &#233;conomiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parmi les motivations des jeunes &#224; s'inscrire en formation, la possibilit&#233; d'acc&#233;der &#224; un financement &#224; l'issue de la formation tient g&#233;n&#233;ralement une place centrale. Et cet &#233;l&#233;ment est d'autant plus important lorsque les candidats et candidates ont pu voir des jeunes form&#233;s avant eux effectivement acqu&#233;rir du mat&#233;riel et d&#233;velopper leurs activit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aboubacar, 28 ans, form&#233; au cours de la campagne d'hivernage, de juillet &#224; novembre 2022 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; En 2018, quand je voyais les jeunes en formation je dois avouer que je ne pensais pas qu'il y aurait des suites et qu'ils pourraient effectivement acqu&#233;rir du mat&#233;riel. On a vu plusieurs projets faire ce type de promesses, mais &#231;a n'avait jamais abouti. Quand j'ai vu que les jeunes &#233;taient form&#233;s et recevaient mat&#233;riel, &#231;a m'a convaincu de m'inscrire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nana, 32 ans, &#233;voque &#233;galement le r&#244;le jou&#233; par les premi&#232;res promotions pour la convaincre de s'inscrire en formation : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Les apprenantes et apprenants de la premi&#232;re vague de formation avaient effectivement acquis du mat&#233;riel, cela m'a rassur&#233; &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crit&#232;res d'acc&#232;s &#224; la formation &#233;tant relativement large, l'insertion des jeunes dans des r&#233;seaux professionnels, et notamment le fait d'&#234;tre membre d'une organisation professionnelle, semble avoir conditionn&#233; l'acc&#232;s des jeunes &#224; la formation. Pour les jeunes femmes, il arrive que leur candidature &#224; une entr&#233;e en formation se soit m&#234;me faite de mani&#232;re concert&#233;e au sein du groupement auquel elles appartiennent, comme cela est le cas pour Aissa, 27 ans, issue du village d'Alarcess Alkinkin, dans la communaut&#233; urbaine d'Agadez :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aissa est secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale d'un groupement de femmes nomm&#233; Tebanaw, qu'elle a int&#233;gr&#233; en 2015. Avec 18 femmes, elles pratiquent le maraichage sur une parcelle de 0,04 ha, mise &#224; disposition par le chef du village. Elles y cultivent du moringa, de la carotte, du chou, de la betterave, de l'oignon et de la pomme de terre. Elles font &#233;galement leurs propres semis. Elles ont &#233;galement une petite activit&#233; de transformation, puisqu'elles produisent du couscous, des farines de moringa, de bl&#233;, de ma&#239;s et de mil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aissa &#233;tait tr&#232;s motiv&#233;e &#224; entrer en formation afin d'acqu&#233;rir de nouvelles techniques de production et &#234;tre plus autonome dans sa pratique : &lt;i&gt;&#171; en tant que femme qui cultive un jardin, et sans mari, il faut que j'arrive &#224; me d&#233;brouiller seule et que je maitrise tr&#232;s bien les diff&#233;rents techniques &#187;&lt;/i&gt;. Elle explique par ailleurs qu'elles se sont concert&#233;es avec les autres femmes du groupement afin d'acter sa candidature : &lt;i&gt;&#171; on s'est dit que l'on ne pourrait pas toutes participer aux formations, mais qu'&#224; travers ma participation, cela servirait aussi aux autres femmes du groupement, que je pourrais leur partager ce que j'apprendrais en formation &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le des organisations de producteurs dans la constitution de la liste des jeunes propos&#233;s en formation apparait &#233;galement clairement dans le t&#233;moignage d'Abdoulmina, 33 ans, qui r&#233;side &#224; Tahoua :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adboulmina a entendu parler de la formation par le projet, &#224; l'occasion de la premi&#232;re r&#233;union d'information &#224; laquelle participaient la mairie, le chef de quartier, la CRA et aussi des gens du minist&#232;re de l'enseignement technique et professionnel, se souvient-il (&#8230;). Il &#233;tait motiv&#233; &#224; l'id&#233;e d'apprendre de nouvelles techniques culturales. (&#8230;) Il explique aussi &lt;i&gt;&#171; si je n'avais pas &#233;t&#233; dans la coop&#233;rative je n'aurais pas &#233;t&#233; choisi pour participer &#224; la formation, c'est le comit&#233; qui s'est adress&#233; aux organisations de producteurs afin qu'ils inscrivent leurs membres. Au total, dans ma promotion, nous &#233;tions 14 personnes appartenant &#224; l'OP Union Hadin Kai et les autres jeunes &#233;taient rattach&#233;s aux OP Tagarara et Changnasso, &#233;galement impliqu&#233;es dans le secteur du maraichage. En fait chaque OP a propos&#233; un nombre de jeunes proportionnel au nombre de jeunes membres de l'OP &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des jeunes adultes le plus souvent mari&#233;s, ins&#233;r&#233;s dans un r&#233;seau professionnel et qui pratiquent d&#233;j&#224; des activit&#233;s maraich&#232;res</title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Des-jeunes-adultes-le-plus-souvent-maries-inseres-dans-un-reseau-professionnel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Des-jeunes-adultes-le-plus-souvent-maries-inseres-dans-un-reseau-professionnel</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:13:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A Agadez comme &#224; Tahoua, les 24 jeunes femmes et hommes interrog&#233;s ont particip&#233; aux formations entre 2018 et 2022 et sont aujourd'hui &#226;g&#233;s de 19 &#224; 38 ans ; la moyenne d'&#226;ge se situant autour de 30 ans. Une majorit&#233; d'entre eux est mari&#233;e et a un ou plusieurs enfants. Les jeunes femmes interrog&#233;es sont g&#233;n&#233;ralement mari&#233;es ou l'ont &#233;t&#233; par le pass&#233; (et sont d&#233;sormais veuves ou divorc&#233;es) et ont un ou plusieurs enfants (sauf les deux jeunes femmes &#226;g&#233;es de 19 ans c&#233;libataires et sans enfant). (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-Les-effets-sur-le-developpement-des-activites-economiques-" rel="directory"&gt;Les effets sur le d&#233;veloppement d'activit&#233;s &#233;conomiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A Agadez comme &#224; Tahoua, les 24 jeunes femmes et hommes interrog&#233;s ont particip&#233; aux formations entre 2018 et 2022 et sont aujourd'hui &#226;g&#233;s de 19 &#224; 38 ans ; la moyenne d'&#226;ge se situant autour de 30 ans. Une majorit&#233; d'entre eux est mari&#233;e et a un ou plusieurs enfants. Les jeunes femmes interrog&#233;es sont g&#233;n&#233;ralement mari&#233;es ou l'ont &#233;t&#233; par le pass&#233; (et sont d&#233;sormais veuves ou divorc&#233;es) et ont un ou plusieurs enfants (sauf les deux jeunes femmes &#226;g&#233;es de 19 ans c&#233;libataires et sans enfant).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant leur entr&#233;e en formation, la plupart des jeunes interview&#233;s pratiquait d&#233;j&#224; le maraichage. Pour les jeunes hommes, on distingue : i) les jeunes hommes qui cultivent d&#233;j&#224; avec d'autres membres de leur famille (fr&#232;res notamment) sur une parcelle appartenant au chef de famille ; ii) les jeunes hommes &#8211; souvent plus &#226;g&#233;s - qui poss&#232;dent d&#233;j&#224; un ou plusieurs hectares de terrain &#224; leur nom et qui sont d&#233;j&#224; ancr&#233;s dans des r&#233;seaux professionnels (coop&#233;ratives notamment). Pour les jeunes femmes, on distingue &#233;galement deux situations concernant la pratique des activit&#233;s maraich&#232;res : i) certaines jeunes femmes - souvent les plus jeunes - pratiquent le maraichage de mani&#232;re ponctuelle, sur une parcelle appartenant &#224; leur p&#232;re ou &#224; leur mari ; ii) les jeunes femmes qui sont impliqu&#233;es dans des groupements f&#233;minins et pratiquent le maraichage avec d'autres femmes, sur une parcelle qui leur est souvent pr&#234;t&#233;e par le chef du village. C'est par exemple le cas d'Amina et Nana, toutes deux form&#233;es en 2022 sur le site de Toudoun Billa, dans la communaut&#233; urbaine d'Agadez :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amina et Nana font partie du m&#234;me groupement f&#233;minin qui se nomme Mata &#8211; Masu &#8211; Kokari, ce qui signifie &#171; les femmes courageuses &#187;. &lt;i&gt;&#171; Nous disposons d'un jardin, pr&#234;t&#233; par le chef du village, sur lequel nous sommes 35 femmes, r&#233;parties en deux groupes. Chaque groupe cultive trois &#224; quatre jours par semaine sur la parcelle. Nous faisons aussi un peu de transformation, notamment dans les p&#233;riodes de r&#233;coltes, o&#249; les march&#233;s sont g&#233;n&#233;ralement satur&#233;s des m&#234;mes productions. Nous avons aussi des difficult&#233;s pour acc&#233;der &#224; ces march&#233;s, du fait du co&#251;t du transport. En transformant nos productions, nous &#233;vitons que les r&#233;coltes soient g&#226;t&#233;es &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des jeunes femmes et hommes interrog&#233;s pratiquent par ailleurs des activit&#233;s d'&#233;levage et de commerce, en plus des activit&#233;s maraich&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant leur entr&#233;e en formation, plusieurs des jeunes hommes ont v&#233;cu des exp&#233;riences de mobilit&#233;, pour rejoindre des sites d'orpaillage ou pour des s&#233;jours de deux &#224; trois mois en Alg&#233;rie et/ou en Lybie. Ils y ont exerc&#233; divers travaux, allant d'ouvrier agricole &#224; man&#339;uvre, en passant par du gardiennage. Dans certains cas, il est difficile pour les jeunes hommes interrog&#233;s de revenir sur ces exp&#233;riences, ils &#233;voquent notamment des conditions de travail difficiles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, il faut noter que certains jeunes &#8211; et notamment ceux dont les activit&#233;s maraich&#232;res leur rapportent effectivement des revenus importants - occupent (ou ont occup&#233;, selon les cas) des emplois &#224; temps plein &#224; c&#244;t&#233; de leurs activit&#233;s maraich&#232;res, &#224; l'instar de Aissa, 27 ans, form&#233;e en 2021 dans la commune urbaine d'Agadez et qui est enseignante contractuelle &#224; temps plein aupr&#232;s d'une classe de primaire dans l'&#233;cole de son village ; ou encore d'Abdoulmina, 33 ans, form&#233; en 2018-2019 &#224; Tahoua, et qui a travaill&#233; &#224; temps plein comme comptable dans une &#233;cole priv&#233;e, de 2014 &#224; 2021.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les effectifs de jeunes en formation</title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Les-effectifs-de-jeunes-en-formation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Les-effectifs-de-jeunes-en-formation</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:13:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du projet, trois crit&#232;res ont &#233;t&#233; retenus pour l'acc&#232;s des jeunes aux formations : &#202;tre &#226;g&#233; de 18 &#224; 35 ans ; &#202;tre motiv&#233; pour participer &#224; la formation et avoir une premi&#232;re exp&#233;rience de l'agriculture ; Disposer d'une parcelle de culture, mise &#224; la disposition par un membre de la famille ou appartenant &#224; la personne. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce dernier crit&#232;re a &#233;t&#233; regard&#233; de mani&#232;re assez souple &#224; l'&#233;tape de l'entr&#233;e en formation, comme l'explique un responsable de la CRA &#224; Tahoua : &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-Les-effets-sur-le-developpement-des-activites-economiques-" rel="directory"&gt;Les effets sur le d&#233;veloppement d'activit&#233;s &#233;conomiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du projet, trois crit&#232;res ont &#233;t&#233; retenus pour l'acc&#232;s des jeunes aux formations :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#202;tre &#226;g&#233; de 18 &#224; 35 ans ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#202;tre motiv&#233; pour participer &#224; la formation et avoir une premi&#232;re exp&#233;rience de l'agriculture ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Disposer d'une parcelle de culture, mise &#224; la disposition par un membre de la famille ou appartenant &#224; la personne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce dernier crit&#232;re a &#233;t&#233; regard&#233; de mani&#232;re assez souple &#224; l'&#233;tape de l'entr&#233;e en formation, comme l'explique un responsable de la CRA &#224; Tahoua : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Id&#233;alement, il faut que le jeune dispose d'une superficie d'au moins 0,25 ha, mais on n'est pas tr&#232;s regardants sur cet aspect, d'autant que sur une petite superficie, le jeune peut produire davantage que sur une grande, cela d&#233;pend notamment si la parcelle est mise en culture une ou deux fois par an. De plus, Il n'est pas n&#233;cessaire, &#224; cette &#233;tape que le jeune dispose d'un titre foncier, m&#234;me si on informe d&#232;s &#224; pr&#233;sent les jeunes qu'il s'agira d'une pi&#232;ce obligatoire &#224; la constitution du dossier de demande de financement &#224; l'issue de la formation &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 2018 et 2022, dans la r&#233;gion d'Agadez, 117 sessions de formation ont &#233;t&#233; conduites, r&#233;parties dans les 9 communes concern&#233;es par le projet ; &#224; Tahoua, le nombre de sessions de formation organis&#233;es a &#233;t&#233; sup&#233;rieur : 143 r&#233;parties dans les 25 communes concern&#233;es par le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de jeunes participants aux formations est mont&#233; en puissance au fil du projet et ceci dans les deux r&#233;gions, pour atteindre pr&#232;s de 700 et 900 jeunes form&#233;s respectivement dans les r&#233;gions d'Agadez et de Tahoua. Les jeunes femmes ont &#233;t&#233; plus nombreuses en valeur absolue comme en valeur relative &#224; s'inscrire en formation &#224; Agadez : elles repr&#233;sentent un peu plus de 20% du nombre total d'inscrits, soit 477 jeunes femmes ; &#224; Tahoua, elles repr&#233;sentent pr&#232;s de 15% du total du public accueilli en formation, soit 409 jeunes femmes. Cette part plus faible du nombre de jeunes femmes en formation s'explique par le fait que dans les r&#233;gions d'intervention du projet, les jeunes hommes ont plus facilement acc&#232;s au foncier que les jeunes femmes. Comme cela sera d&#233;taill&#233; en partie 1.2, les jeunes femmes viennent davantage en soutien &#224; leur mari ou &#224; leur p&#232;re dans les activit&#233;s de maraichage, mais il est rare que le maraichage soit au c&#339;ur des activit&#233;s qu'elles m&#232;nent, notamment en raison des difficult&#233;s qu'elles rencontrent pour louer ou acheter des parcelles &#224; cultiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le taux d'abandons des jeunes en cours de formation est relativement important : entre 2018 et 2022, il repr&#233;sente 18% des jeunes inscrits en formation dans la r&#233;gion d'Agadez, et 10% dans la r&#233;gion de Tahoua. Les modalit&#233;s de formation retenues et notamment la dur&#233;e de la formation &#8211; entre 4 et 5 mois &#8211; et le fait que celle-ci soit dispens&#233;e 3 jours par semaine, aurait d&#251; rendre compatible la participation des jeunes aux formations et leur gestion d'une activit&#233; &#233;conomique de mani&#232;re parall&#232;le. De m&#234;me la proximit&#233; entre le lieu de r&#233;sidence des jeunes et le lieu de formation (localis&#233;s dans le m&#234;me village) aurait logiquement d&#251; limiter les abandons li&#233;s &#224; des difficult&#233;s de d&#233;placements des jeunes jusqu'au lieu de formation. Lors de la restitution des r&#233;sultats de la capitalisation, en juin 2023, plusieurs facteurs explicatifs de ces abandons ont &#233;t&#233; mis en &#233;vidence par les repr&#233;sentants des CRA : les d&#233;lais rallong&#233;s d'octrois des financements aux jeunes auraient largement contribu&#233; &#224; d&#233;courager certains jeunes (cf. partie 1.1.2). De plus, la pr&#233;sence de sites aurif&#232;res &#224; proximit&#233; des sites de formation, dans la r&#233;gion d'Agadez, aurait incit&#233; certains jeunes hommes en particulier, &#224; interrompre leur formation pour aller travailler sur ces sites aurif&#232;res et ainsi g&#233;n&#233;rer rapidement des revenus. Il semble aussi que, dans certains sites, les formateurs n'aient pas toujours assur&#233; les sessions de formation de mani&#232;re assidue, sans que le superviseur de l'op&#233;rateur de formation ne r&#233;agisse suffisamment rapidement pour r&#233;soudre ces probl&#232;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.polesruraux.org/IMG/pdf/tableau-effectifs-formation.pdf" length="236266" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le fonctionnement du dispositif d'accompagnement des jeunes pour le FCP</title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Le-fonctionnement-du-dispositif-d-accompagnement-des-jeunes-pour-le-FCP</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Le-fonctionnement-du-dispositif-d-accompagnement-des-jeunes-pour-le-FCP</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:12:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La formulation d'une demande de financement est au c&#339;ur du m&#233;canisme de financement &#224; co&#251;t partag&#233;, qu'elle soit port&#233;e par des jeunes (form&#233;s ou non form&#233;s) ou par des chefs d'exploitation. Ainsi, l'accompagnement &#224; la demande d'un financement n'est pas syst&#233;matique mais doit &#233;maner d'une demande formul&#233;e par les jeunes directement. &lt;br class='autobr' /&gt; Au lancement du projet, il &#233;tait pr&#233;vu que les jeunes form&#233;s souhaitant faire une demande de cr&#233;dit dans le cadre du m&#233;canisme de FCP soient accompagn&#233;s dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-L-accompagnement-par-le-mecanisme-de-financement-a-cout-partage-FCP-" rel="directory"&gt;L'accompagnement par le m&#233;canisme de financement &#224; co&#251;t partag&#233; (FCP)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La formulation d'une demande de financement est au c&#339;ur du m&#233;canisme de financement &#224; co&#251;t partag&#233;, qu'elle soit port&#233;e par des jeunes (form&#233;s ou non form&#233;s) ou par des chefs d'exploitation. Ainsi, l'accompagnement &#224; la demande d'un financement n'est pas syst&#233;matique mais doit &#233;maner d'une demande formul&#233;e par les jeunes directement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au lancement du projet, il &#233;tait pr&#233;vu que les jeunes form&#233;s souhaitant faire une demande de cr&#233;dit dans le cadre du m&#233;canisme de FCP soient accompagn&#233;s dans le montage de leur dossier par les op&#233;rateurs de formation (au cours et &#224; l'issue de la formation en maraichage). Les premiers dossiers n'ayant pas donn&#233; satisfaction (dossiers identiques, surestimation des co&#251;ts et des besoins avec risque de surendettement, ...), le choix a cependant &#233;t&#233; fait de changer de syst&#232;me et d'impliquer les CRA dans le montage des dossiers pr&#233;sent&#233;s aux IMF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, l'expression des besoins et la demande de financement avaient &#233;t&#233; donn&#233;es aux op&#233;rateurs de formation et non &#224; la CRA. Mais on a fait le constat que les dossiers &#233;taient pratiquement tous les m&#234;mes (m&#234;mes montants, m&#234;mes besoins en &#233;quipement, etc.). On s'est dit qu'il fallait arr&#234;ter &#231;a tout de suite, car il y avait des risques d'engager les jeunes dans des impay&#233;s. On a retir&#233; les op&#233;rateurs et la CRA a initi&#233; les pr&#233;-visites. &#187;&lt;/i&gt; (Atelier de capitalisation, GT sur la formation et l'accompagnement des jeunes, mars 2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; partir de juillet 2019, un syst&#232;me de pr&#233;-visites r&#233;alis&#233;es par les CRA aupr&#232;s des jeunes form&#233;s pour l'acc&#232;s au financement a &#233;t&#233; mis en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#233;tape d'information et d'expression des besoins&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de la formation en maraichage, les jeunes sont inform&#233;s par les op&#233;rateurs de formation (avec l'appui des CRA) sur les opportunit&#233;s du cr&#233;dit, les modalit&#233;s et conditions d'acc&#232;s, les pi&#232;ces constitutives du dossier de demande de financement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression des besoins est faite par les jeunes &#224; cette &#233;tape, pendant la formation. Autant que faire se peut, la constitution des dossiers d&#233;marre &#224; cette &#233;tape, avec notamment la constitution des pi&#232;ces justificatives, l'objectif &#233;tant, du point de vue des CRA de Tahoua et d'Agadez, de raccourcir le processus d'instruction du financement &#224; l'issue de la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#233;tape d'accompagnement au montage du dossier de financement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;tape, deux variantes existent selon les R&#233;gions : &#224; Tahoua, les conseillers de la CRA r&#233;alisent des pr&#233;-visites individuelles sur site aupr&#232;s de l'ensemble des jeunes ayant re&#231;u leur &#171; attestation de qualification de base &#187; d&#233;livr&#233;e par le MEPT et exprim&#233; leur besoin en financement. A Agadez en revanche, en raison de la taille du territoire et de l'importance des distances &#224; parcourir, les jeunes doivent fournir l'ensemble des pi&#232;ces justificatives du dossier de financement &#224; cette &#233;tape ; la CRA op&#232;re alors une v&#233;rification de ces pi&#232;ces avant que la pr&#233;-visite sur site ne soit organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de &#171; pr&#233;-visites &#187; mis en place par les CRA consiste &#224; mettre &#224; disposition des IMF/Banque leur connaissance du secteur agricole pour v&#233;rifier, avant transmission des dossiers de financement, la faisabilit&#233; technique et la rentabilit&#233; financi&#232;re du projet pr&#233;sent&#233; par les jeunes femmes et hommes dans leur demande de financement. Pour cela, les conseillers des CRA r&#233;alisent une &#171; pr&#233;-visite &#187; du (ou des) terrain(s) sur lequel le jeune va d&#233;velopper ses activit&#233;s maraich&#232;res. D'une dur&#233;e d'environ 2 heures, ces visites permettent au conseiller de recueillir un ensemble d'informations sur les conditions de production envisag&#233;es par le jeune : approvisionnement en eau de la parcelle, fertilit&#233; du sol, mesure des surfaces, statut du foncier, rentabilit&#233; du projet agricole envisag&#233; et r&#233;alisme des besoins exprim&#233;s (notamment la capacit&#233; du jeune &#224; d&#233;gager les productions n&#233;cessaires permettant de rembourser le cr&#233;dit), marges de progression de l'activit&#233;, etc. Il est g&#233;n&#233;ralement conseill&#233; aux jeunes de limiter leurs demandes en cr&#233;dit et d'attendre d'avoir rembours&#233; le premier cr&#233;dit pour en obtenir un second. L'ensemble de ces informations r&#233;unies permettent aux CRA de pr&#233;parer le compte d'exploitation de l'activit&#233; maraich&#232;re pr&#233;vue par le jeune et de dimensionner avec lui.elle ses besoins en cr&#233;dit au regard de sa capacit&#233; d'emprunt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On visite site par site, jardin par jardin. On passe v&#233;rifier r&#233;ellement ce qui est dit sur le papier. Le jeune a exprim&#233; ses besoins, nous on le conseille et on l'oriente sur le terrain pour que sa demande soit r&#233;aliste. Par exemple, il peut demander un puit alors qu'il a d&#233;clar&#233; qu'il avait d&#233;j&#224; un puit. On lui dit alors qu'il vaut mieux ne pas en demander deux. Pour que sa demande soit r&#233;aliste, on prend la superficie de son jardin pour voir ce que cela peut lui rapporter. C'est le compte d'exploitation : si on voit que par rapport &#224; sa demande ce n'est pas rentable, qu'il ne pourra pas rembourser tout ce qu'il a demand&#233; (en fonction de la superficie de son exploitation), on rejette son dossier et on lui demande de le revoir. Par exemple, lorsqu'un puit demand&#233; est trop profond, on rejette la demande, car cela co&#251;te trop cher de remonter l'eau. On ne retient pas son dossier car il ne sera pas retenu par la banque. &#187;&lt;/i&gt;. (Entretien CRA, R&#233;gion d'Agadez, mars 2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour structurer ces &#171; pr&#233;-visites &#187;, les CRA se sont appuy&#233;es sur les m&#233;thodes d&#233;velopp&#233;es dans le cadre du service de CGEF que r&#233;alisent les CRA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#233;tape de d&#233;p&#244;t de la demande de financement aupr&#232;s des IMF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'issue de la &#171; pr&#233;-visite &#187;, le dossier de demande de financement, auxquelles sont jointes les pi&#232;ces justificatives r&#233;unies, sont transmis aux IMF/Banque avec l'avis des CRA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A r&#233;ception du dossier de financement, les IMF/Banques sont charg&#233;es de r&#233;aliser une visite sur site dans le cadre du processus d'instruction du dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains cas, les demandes de financement sont individuelles, dans d'autres, elles peuvent &#234;tre collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois le dossier d&#233;pos&#233;, les IMF/Banque ont normalement 1 mois pour se prononcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois les demandes de financement accept&#233;es, deux comptes en banque sont th&#233;oriquement ouverts, dont un compte &#233;pargne au nom du jeune et sur lequel est d&#233;pos&#233; le fond de roulement de 20%. Le jeune doit se pr&#233;senter &#224; la Banque / IMF pour l'ouverture de ce compte, ce qui peut repr&#233;senter un d&#233;placement long et co&#251;teux pour le jeune dans certains cas. Par la suite, pour avoir acc&#232;s &#224; cette &#233;pargne, il doit th&#233;oriquement se rendre &#224; l'Agence de l'IMF/Banque. Dans la pratique, il semble que les IMF/Banque aient pu verser, dans certains cas, ce fonds de roulement en cash aux jeunes directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Normalement chaque jeune a un compte et le fonds de roulement est dans son compte donc chaque jeune devrait g&#233;rer ce fonds lui-m&#234;me. Mais dans la r&#233;alit&#233;, certains comptes sont ouverts mais d'autres pas. Dans tous les cas on leur remet en main propre l'argent en retard sans passer par le compte. C'est un probl&#232;me, car quand un groupe re&#231;oit de l'argent au village devant tout le monde, il doit le partager avec le village. En th&#233;orie, m&#234;me ton papa ne sait pas que tu as cet argent sur ton compte, alors quand tu le remets en main propre, l&#224; c'est la f&#234;te, tout le village voit &#231;a ! &#187;&lt;/i&gt; (Entretien CRA Tahoua, mars 2023)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas o&#249; les demandes sont collectives, un compte commun aux diff&#233;rents emprunteurs est ouvert au nom de la SCOOP tandis qu'un compte &#233;pargne par emprunteur est th&#233;oriquement ouvert.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.polesruraux.org/IMG/pdf/accompagnement_mis_en_place_par_les_cra_dans_le_cadre_du_mecanisme_de_fcp.pdf" length="130677" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="https://www.polesruraux.org/IMG/pdf/exemple_de_dossier_transmis_par_les_cra_aux_imf.pdf" length="192970" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'op&#233;rationnalisation du m&#233;canisme de FCP aupr&#232;s des jeunes form&#233;s</title>
		<link>https://www.polesruraux.org/L-operationnalisation-du-mecanisme-de-FCP-aupres-des-jeunes-formes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/L-operationnalisation-du-mecanisme-de-FCP-aupres-des-jeunes-formes</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:12:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lors de l'atelier de capitalisation du 23 mars 2023 organis&#233; &#224; Agadez, d'importantes difficult&#233;s relatives &#224; l'op&#233;rationnalisation du m&#233;canisme de FCP ont &#233;t&#233; mises en &#233;vidence. Ces difficult&#233;s ont par la suite &#233;t&#233; confirm&#233;es lors des entretiens individuels et collectifs avec les diff&#233;rentes parties-prenantes au projet. &lt;br class='autobr' /&gt; Il ressort en particulier les difficult&#233;s suivantes : Des difficult&#233;s pour certains jeunes &#224; mobiliser l'apport personnel attendu de 5%, ce qui se traduit, dans certains (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-L-accompagnement-par-le-mecanisme-de-financement-a-cout-partage-FCP-" rel="directory"&gt;L'accompagnement par le m&#233;canisme de financement &#224; co&#251;t partag&#233; (FCP)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lors de l'atelier de capitalisation du 23 mars 2023 organis&#233; &#224; Agadez, d'importantes difficult&#233;s relatives &#224; l'op&#233;rationnalisation du m&#233;canisme de FCP ont &#233;t&#233; mises en &#233;vidence. Ces difficult&#233;s ont par la suite &#233;t&#233; confirm&#233;es lors des entretiens individuels et collectifs avec les diff&#233;rentes parties-prenantes au projet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ressort en particulier les difficult&#233;s suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des difficult&#233;s pour certains jeunes &#224; mobiliser l'apport personnel attendu de 5%, ce qui se traduit, dans certains cas, par des pr&#234;ts contract&#233;s pour r&#233;unir la somme (aupr&#232;s de la famille notamment) ou des ententes avec les fournisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une pratique qu'on observe, et qui n'est pas nouvelle mais qui est probl&#233;matique dans le cas d'un cr&#233;dit (versus une subvention) ce sont les ententes entre les jeunes et les fournisseurs. A Madaoua par exemple, des jeunes n'arrivaient pas &#224; r&#233;unir leur apport personnel. Ils se sont entendus avec un fournisseur. Ce dernier a vers&#233; l'argent. Ensuite, quand le cr&#233;dit a &#233;t&#233; obtenu, il a r&#233;cup&#233;r&#233; les 20% de fonds de roulement. Mais les 20% d&#233;passaient de loin l'apport personnel demand&#233;, sauf que les jeunes ne le savaient pas. Il y avait une diff&#233;rence de 800 ou 900 000 FCFA. On a appris &#231;a et on a cherch&#233; &#224; comprendre ce qui s'&#233;tait pass&#233;. On s'est rendu compte que cela avait d&#251; se faire avec la complicit&#233; d'un agent de l'IMF, s'est remont&#233; jusqu'&#224; la mairie. La mairie a demand&#233; au fournisseur de rembourser la diff&#233;rence. &#187;. &lt;/i&gt; (Entretien CRA de Tahoua, mars 2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des difficult&#233;s pour les jeunes &#224; identifier des fournisseurs dans leur localit&#233; (manque de fournisseurs et puisatiers au niveau de certains sites de production ; non-respect des engagements des IMF/Banque vis-&#224;-vis des fournisseurs - non-paiement apr&#232;s la r&#233;ception).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des risques de surendettement de certains jeunes, en raison d'une surestimation des besoins pour des primo-emprunteurs et/ou d'abus de certains fournisseurs (prix &#233;lev&#233;s de l'&#233;quipement). A ce niveau, des mesures de mitigation ont rapidement &#233;t&#233; prises par les CRA, telles que notamment : l'introduction des &#171; pr&#233;-visites &#187;, la mise &#224; disposition des jeunes de prix r&#233;f&#233;renc&#233;s, une sensibilisation sur les risques d'entente avec un fournisseur dans le cadre d'une demande de cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Chaque conseiller fait des fiches de pr&#233;-visites individuelles en allant avec le jeune sur le terrain. On essaie d'expliquer aux jeunes que c'est du cr&#233;dit et qu'il aura la possibilit&#233; de faire un second cr&#233;dit par la suite, qu'il n'a pas besoin de trop demander tout de suite. (...) Pour nous c'est la production qui doit rembourser le cr&#233;dit. Il faut &#233;viter la d&#233;capitalisation (par ex par la vente d'un animal pour rembourser). Et il faut que le jeune vive aussi, il ne peut pas que rembourser. &#187;&lt;/i&gt;. (Entretien CRA de Tahoua, mars 2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des d&#233;lais importants dans l'octroi des cr&#233;dits qui peuvent &#234;tre &#224; l'origine d'impay&#233;s pour certains jeunes emprunteurs et aussi jouer sur la motivation des cohortes de jeunes form&#233;s suivantes : Th&#233;oriquement, le d&#233;lai entre le d&#233;p&#244;t du dossier et l'obtention du financement est un d&#233;lai d'1 mois. Dans la pratique, il semble que les d&#233;lais d'octroi aient &#233;t&#233; beaucoup plus longs, allant parfois jusqu'&#224; plus d'1 an. Par ailleurs, les entretiens ont mis en &#233;vidence l'existence d'un d&#233;calage entre l'octroi du financement pour l'achat des &#233;quipements et l'octroi du fonds de roulement pour la mise en fonctionnement de ces &#233;quipements, certains emprunteurs n'ayant re&#231;u le fonds de roulement de 20% que plusieurs mois apr&#232;s la r&#233;ception des &#233;quipements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En th&#233;orie quand le financement est acquis, l'IMF devrait remettre le fonds de roulement. En novembre on fait les livraisons, en octobre les jeunes ont besoin d'acheter les semences, le carburant, etc. C'est l&#224; qu'ils devraient avoir les fonds de roulement, mais les IMF ne font pas. &#187;&lt;/i&gt;. (Entretien CRA Tahoua, mars 2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A dire d'acteurs, ces d&#233;lais rallong&#233;s pour l'octroi des cr&#233;dits ont largement d&#233;courag&#233; certains jeunes &#224; poursuivre la formation jusqu'&#224; son terme : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Quand certains jeunes qui suivaient la formation ont constat&#233; que les pr&#233;c&#233;dentes cohortes de jeunes n'avaient toujours pas obtenu le versement de leurs fonds, ou encore que leur dossier &#233;tait en souffrance au niveau des IMF, cela les a d&#233;courag&#233;s et certains ont d&#233;cid&#233; d'arr&#234;ter la formation en cours de route &#187; &lt;/i&gt; (Entretien CRA Agadez, juin 2023)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, des clauses relatives aux p&#233;riodes d'octroi du cr&#233;dit ont &#233;t&#233; introduites dans les conventions entre les IMF/Banque et le projet, en particulier pour que l'octroi du cr&#233;dit soit cal&#233; sur le calendrier agricole. Des d&#233;calages ont cependant &#233;t&#233; observ&#233;s entre la p&#233;riode d'octroi de certains cr&#233;dits et le calendrier agricole dans lesquels les projets de maraichage des jeunes sont ins&#233;r&#233;s, ce qui peut se traduire par des difficult&#233;s importantes pour les jeunes &#224; rembourser leur cr&#233;dit hors p&#233;riode de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Un des points faibles, &#224; part le retard de financement, c'est que le cr&#233;dit n'est pas accord&#233; au moment opportun, alors que l'IMF, elle, demande le remboursement tout de suite. Si tu pr&#233;vois de faire la campagne d'hivernage et qu'on te finance en d&#233;cembre, c'est un vrai probl&#232;me. Les &#233;quipements sont us&#233;s avant m&#234;me la campagne. C'est un gros regret car l'agriculteur a un temps. Dans les conventions, les p&#233;riodes sont indiqu&#233;es, ainsi que les risques si l'emprunteur ne paye pas. Cela entra&#238;ne des impay&#233;s car le jeune a ses p&#233;riodes. C'est difficile de rembourser en p&#233;riode de soudure. &#187;&lt;/i&gt; (Atelier de capitalisation, GT sur la formation et l'accompagnement des jeunes, mars 2023).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les faiblesses relatives au suivi du recouvrement des cr&#233;dits par les IMF/Banque : Des entretiens r&#233;alis&#233;s au cours de la mission de capitalisation, il ressort que les IMF/Banques peinent, dans la pratique, &#224; r&#233;aliser les visites pr&#233;alables &#224; l'octroi des financements et pour leur recouvrement, faute de moyens humains et roulants et en raison de la taille du territoire, de l'importance des distances &#224; parcourir et des difficult&#233;s de communication dans certaines zones (r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique). Et ce en d&#233;pit des moyens qui leur ont &#233;t&#233; octroy&#233; par le projet &#224; cet effet. Dans certains cas, les conseillers de la CRA peuvent &#234;tre amen&#233;s &#224; r&#233;aliser des passages occasionnels pour suivre la conduite des activit&#233;s, mais ces visites ne sont pas r&#233;guli&#232;res et ne concernent que les jeunes situ&#233;s sur des sites relativement proches. Les conseillers des CRA peuvent &#233;galement &#234;tre sollicit&#233;s par les IMF/Banques en cas de situations d'impay&#233;s. Ils peuvent alors &#234;tre amen&#233;es &#224; prendre attache avec le chef de village pour l'informer de la situation et l'inciter &#224; la r&#233;gulariser ... Cette action d&#233;passe n&#233;anmoins leur mandat initial...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des enjeux d'inclusion financi&#232;re des jeunes qui n'ont pas suffisamment &#233;t&#233; pris en compte : (i) Un &#233;l&#233;ment mis en &#233;vidence lors de la mission de capitalisation concerne notamment l'absence de module d'&#233;ducation financi&#232;re dans la formation d&#233;livr&#233;e par les CRA et qui aurait pu contribuer &#224; sensibiliser les jeunes futurs emprunteurs aux enjeux du cr&#233;dit et &#224; la gestion de leur activit&#233;. Les jeunes femmes en particulier ne connaissent pas forc&#233;ment syst&#233;matiquement le montant du cr&#233;dit qu'elles ont demand&#233;, les &#233;ch&#233;anciers de remboursement et le montant des remboursements ; (ii) Les objectifs relatifs au d&#233;veloppement de relations contractuelles entre les IMF/Banque et les jeunes primo-emprunteurs ont &#233;t&#233; limit&#233;s par l'existence, pour un certain nombre de jeunes, de demandes group&#233;s via l'adh&#233;sion ou la cr&#233;ation de groupements : seuls les repr&#233;sentants de ces groupements ont &#233;t&#233; amen&#233;s de fait &#224; &#233;changer directement avec les IMF/Banque. Par ailleurs, parmi les jeunes interview&#233;s au cours de la mission, une partie avait cl&#244;tur&#233; son compte courant apr&#232;s avoir rembours&#233; son cr&#233;dit, et l'autre n'avait pas connaissance de sa situation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;sultats : cr&#233;dits obtenus et taux de remboursement</title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Resultats-credits-obtenus-et-taux-de-remboursement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Resultats-credits-obtenus-et-taux-de-remboursement</guid>
		<dc:date>2023-07-26T20:12:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les premiers cr&#233;dits ont &#233;t&#233; vers&#233;s le 23 d&#233;cembre 2019 par la BAGRI de Tahoua et en 2020 les autres institutions ont d&#233;marr&#233; leurs octrois. Au total pour les deux R&#233;gions, 795 jeunes avaient re&#231;u un financement au 30 juin 2022. &lt;br class='autobr' /&gt; A Tahoua, sur les 2425 jeunes form&#233;s (ayant valid&#233; la formation), 1428 demandes de financement ont &#233;t&#233; transmises (soit un taux de 58% des jeunes form&#233;s) et 599 financ&#233;es (soit un taux de financement de 42% des jeunes ayant demand&#233; un financement). &lt;br class='autobr' /&gt;
A Agadez, sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-L-accompagnement-par-le-mecanisme-de-financement-a-cout-partage-FCP-" rel="directory"&gt;L'accompagnement par le m&#233;canisme de financement &#224; co&#251;t partag&#233; (FCP)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les premiers cr&#233;dits ont &#233;t&#233; vers&#233;s le 23 d&#233;cembre 2019 par la BAGRI de Tahoua et en 2020 les autres institutions ont d&#233;marr&#233; leurs octrois. Au total pour les deux R&#233;gions, 795 jeunes avaient re&#231;u un financement au 30 juin 2022.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A Tahoua, sur les 2425 jeunes form&#233;s (ayant valid&#233; la formation), 1428 demandes de financement ont &#233;t&#233; transmises (soit un taux de 58% des jeunes form&#233;s) et 599 financ&#233;es (soit un taux de financement de 42% des jeunes ayant demand&#233; un financement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Agadez, sur les 1550 jeunes form&#233;s, 405 demandes de financement ont &#233;t&#233; transmises (soit un taux de 56% des jeunes form&#233;s) et 196 financ&#233;s (soit un taux de financement de 48% des jeunes ayant demand&#233; un financement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la CRA de Tahoua, les avis d&#233;favorables sont principalement li&#233;s &#224; un &#171; d&#233;faut d'&#226;ge &#187; (correspondant &#224; des jeunes ne respectant par le crit&#232;re d'&#226;ge de 18 &#224; 35 ans) et &#224; un &#171; manque de terrain appropri&#233; &#187; (correspondant &#224; des jeunes n'ayant pu obtenir d'attestation de d&#233;tention ou pour lesquels les CRA ont estim&#233; que les jeunes ne seraient pas en capacit&#233; de tirer des revenus leur permettant de rembourser leur cr&#233;dit). Par ailleurs, les donn&#233;es de Tahoua mettent en &#233;vidence un goulot d'&#233;tranglement au niveau du traitement des dossiers par les IMF/Banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tableau 1 : Situation des dossiers de FCP sur la p&#233;riode 2018-2022&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Manque tableau &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces donn&#233;es diff&#232;rent des donn&#233;es pr&#233;sent&#233;es ci-apr&#232;s, issues des bases de donn&#233;es sur les cr&#233;dits renseign&#233;es et communiqu&#233;es par les 5 structures partenaires du PPR : selon ces donn&#233;es, le m&#233;canisme de financement &#224; co&#251;ts partag&#233;s mis en place par le PPR a b&#233;n&#233;fici&#233; comme le montre le tableau ci-dessous &#224; 2117 personnes . Dans le d&#233;tail, 1 106 jeunes (52%) ont re&#231;u un cr&#233;dit dont 424 regroup&#233;s dans 30 SCOOPS et 1011 adultes (47%) ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'un financement dont 639 dans 23 SCOOPS. Sur ces 1 106 jeunes (dont 424 regroup&#233;s), 260 pr&#234;ts avaient &#233;t&#233; sold&#233;s au 31 d&#233;cembre 2022, 734 pr&#234;ts &#233;taient en cours et 112 pr&#234;ts en retard de paiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tableau 2 : Nombre de b&#233;n&#233;ficiaires de financements de 2019 &#224; 2022&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Manque tableau&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;cart de donn&#233;es (311 jeunes) peut notamment s'expliquer par : (i) la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence consid&#233;r&#233;e, les donn&#233;es des IMF/Banque allant jusqu'au 31 d&#233;cembre 2022, tandis que celles des CRA s'arr&#234;te &#224; mi-ann&#233;e 2022 ; (ii) la bonification accord&#233;e par le projet aux jeunes form&#233;s et dipl&#244;m&#233;s dans le cadre des formations d&#233;livr&#233;es par les CRA pourrait ne pas avoir &#233;t&#233; respect&#233;e &#224; la r&#232;gle, ce qui expliquerait les &#233;carts de chiffre. A noter par ailleurs que ces donn&#233;es compil&#233;es au niveau des CRA &#224; cette &#233;tape du processus d'accompagnement des jeunes comme au niveau des IMF/Banques ne sont pas d&#233;sagr&#233;g&#233;es par genre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un dispositif inspir&#233; de pr&#233;c&#233;dentes exp&#233;riences</title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Dans-le-cadre-du-Projet-pole-ruraux-PPR</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Dans-le-cadre-du-Projet-pole-ruraux-PPR</guid>
		<dc:date>2023-07-26T19:39:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le dispositif de formation mis en oeuvre dans le cadre du PPR est largement inspir&#233; du dispositif de formation et d'appui &#224; l'installation des jeunes mis en &#339;uvre dans le cadre du Programme d'appui au d&#233;veloppement agricole durable dans la r&#233;gion de Dosso (Phase II - 2016-2021) &lt;br class='autobr' /&gt; Le Programme d'appui au d&#233;veloppement agricole durable dans la r&#233;gion de Dosso &#8211; phase II (PADAD II), a &#233;t&#233; initi&#233; en 2016, &#224; la suite du NIG/018 (ou PADAD I). Il s'agit principalement d'un dispositif int&#233;gr&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-Origines-du-dispositif-" rel="directory"&gt;Les origines du dispositif&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dispositif de formation mis en oeuvre dans le cadre du PPR est largement inspir&#233; du dispositif de formation et d'appui &#224; l'installation des jeunes mis en &#339;uvre dans le cadre du Programme d'appui au d&#233;veloppement agricole durable dans la r&#233;gion de Dosso (Phase II - 2016-2021)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Programme d'appui au d&#233;veloppement agricole durable dans la r&#233;gion de Dosso &#8211; phase II (PADAD II), a &#233;t&#233; initi&#233; en 2016, &#224; la suite du NIG/018 (ou PADAD I). Il s'agit principalement d'un dispositif int&#233;gr&#233; de formation des jeunes, de conseil agricole, et d'installation &#224; travers le cr&#233;dit afin que &#171; les jeunes de la r&#233;gion de Dosso b&#233;n&#233;ficient davantage d'opportunit&#233;s &#233;conomiques dans les m&#233;tiers li&#233;s aux fili&#232;res agricoles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;ploy&#233; dans 29 des 43 communes que compte cette r&#233;gion, le programme recouvre 4 p&#244;les de d&#233;veloppement (dallol Maouri, dallol Bosso, fleuve Niger et axe Loga-Dogondoutchi) correspondant &#224; des bassins de production de fili&#232;res porteuses. La coordination des activit&#233;s du programme &#233;tait assur&#233;e par le Conseil r&#233;gional de Dosso, en impliquant &#233;galement un ensemble de partenaires publics et priv&#233;s aux diff&#233;rentes &#233;tapes du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une dur&#233;e de 135 heures au total, la formation est centr&#233;e sur la production v&#233;g&#233;tale. Elle est compl&#233;t&#233;e par une formation de 30h (minimum) portant sur des th&#232;mes transversaux : aspects environnementaux, transformation-commercialisation et gestion de petites entreprises. L'approche est centr&#233;e sur les comp&#233;tences et concernent un nombre limit&#233; de cultures. Les formations sont organis&#233;es deux fois par an, selon les saisons culturales : i) en saison des pluies &#8211; de juin &#224; septembre - pour le maraichage, le riz et l'arachide/le ni&#233;b&#233; ; ii) en saison s&#232;che &#8211; d'octobre &#224; f&#233;vrier - pour le maraichage et le riz. &lt;br class='autobr' /&gt;
100 &#171; sites &#187; de formation ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s par saison, et leur gestion a &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; des op&#233;rateurs (une trentaine au total) dont 2/3 sont des organisations de producteurs et 1/3 des ONG. 20% des sites de formation ont mobilis&#233; des centres de formation fix&#233;s g&#233;ographiquement et disposant d'infrastructures (dont les sites int&#233;gr&#233;s de formation agricole &#8211; SIFA &#8211; appuy&#233;s par Swisscontact) et 80% des centres temporaires (champs occasionnels).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dispositif d'appui conseil a &#233;galement &#233;t&#233; mis en place &#224; l'issue de la formation. Centr&#233; sur les apprentissages r&#233;alis&#233;s en formation, il dure un minimum de trois mois avec au moins une visite par semaine dans l'exploitation du jeune. L'&#233;laboration d'une demande de cr&#233;dit fait par ailleurs partie de l'appui post-formation et inclut une &#233;tude technique du projet, via une &#171; pr&#233;-visite &#187; au profit de la BAGRI.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au total, ce sont 11 295 jeunes &#226;g&#233;s de 18 &#224; 35 ans qui ont &#233;t&#233; form&#233;s, dont 58 % de femmes. 8 680 jeunes ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'appui-conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;valuation conduite en 2021 par l'IRAM, mentionnait que &lt;i&gt;&#171; le mod&#232;le de formation [mis en &#339;uvre dans le cadre du PADAD II - NDLR] est devenu une r&#233;f&#233;rence (&#8230;) l'approche adopt&#233;e, bas&#233;e sur un nombre important de centres de formation mobiles n&#233;cessitant une infrastructure r&#233;duite, a suscit&#233; un fort engouement des jeunes et des OP prestataires. Ce syst&#232;me de proximit&#233; est particuli&#232;rement efficace du fait de l'application simultan&#233;e des techniques dans les champs des apprenants. Le d&#233;veloppement de modules de formation ainsi que leur suivi associant les organismes comp&#233;tents (MAG/EL, DREP/T, CRA, etc.) contribuent au succ&#232;s de l'op&#233;ration &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du Projet p&#244;le ruraux (PPR) d&#233;ploy&#233; dans les r&#233;gions de Tahoua et Agadez, les adaptations du dispositif de formation ont &#233;t&#233; limit&#233;es. Elles ont concern&#233; le type de production v&#233;g&#233;tale (la culture de l'oignon a &#233;t&#233; syst&#233;matiquement enseign&#233;e &#224; Tahoua et Agadez, alors qu'elle ne l'&#233;tait pas, ou seulement de mani&#232;re optionnelle, dans les autres r&#233;gions) ; et les contenus de formation relatifs aux aspects environnementaux, &#224; la transformation-commercialisation et &#224; la gestion de petites entreprises, qui &#233;taient dispens&#233;s &#224; Dosso notamment, et qui n'ont pas &#233;t&#233; maintenus dans le cadre du PPR. Cependant, l'approche p&#233;dagogique mise en &#339;uvre, les principaux contenus de formation, tout comme sa dur&#233;e, ont &#233;t&#233; calqu&#233;s sur les exp&#233;riences de formation de Dosso, Maradi et Zinder et dont la mise en &#339;uvre avait &#233;t&#233; notamment confi&#233;e aux CRA.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;tail des &#233;tapes et acteurs mobilis&#233;s </title>
		<link>https://www.polesruraux.org/Detail-des-etapes-et-acteurs-mobilises</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.polesruraux.org/Detail-des-etapes-et-acteurs-mobilises</guid>
		<dc:date>2023-07-26T19:12:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le dispositif de formation-accompagnement mobilise une diversit&#233; d'acteurs, en fonction des &#233;tapes concern&#233;es et des &#233;chelles d'intervention : village, commune, d&#233;partement et r&#233;gion. Une partie de ces interventions sont men&#233;es de mani&#232;re collective et concert&#233;e, notamment dans le cadre du comit&#233; r&#233;gional, instance au r&#244;le central et d&#233;cisionnaire dans le dispositif. D'autres acteurs, qu'ils soient membres ou non du comit&#233;, interviennent simultan&#233;ment, pendant la formation et durant (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.polesruraux.org/-Le-dispositif-de-formation-accompagnement-a-destination-des-jeunes-hommes-et-" rel="directory"&gt;Un dispositif en trois &#233;tapes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dispositif de formation-accompagnement mobilise une diversit&#233; d'acteurs, en fonction des &#233;tapes concern&#233;es et des &#233;chelles d'intervention : village, commune, d&#233;partement et r&#233;gion. Une partie de ces interventions sont men&#233;es de mani&#232;re collective et concert&#233;e, notamment dans le cadre du comit&#233; r&#233;gional, instance au r&#244;le central et d&#233;cisionnaire dans le dispositif. D'autres acteurs, qu'ils soient membres ou non du comit&#233;, interviennent simultan&#233;ment, pendant la formation et durant l'accompagnement post-formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Le choix des sites et des jeunes pour la formation&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;lection d'un site de formation s'appuie sur une combinaison de crit&#232;res tels que la possibilit&#233; de mettre &#224; disposition du projet un terrain d'une taille suffisante ou encore la disponibilit&#233; d'une ressource en eau &#224; proximit&#233; du site. A ces crit&#232;res en g&#233;n&#233;ral peu contraignants, vient s'ajouter celui de la constitution d'une liste de candidates et candidats int&#233;ress&#233;&#183;es pour suivre la formation. Pour &#234;tre &#233;ligibles, les personnes doivent &#234;tre &#226;g&#233;es de 18 &#224; 35 ans, ne pas &#234;tre scolaris&#233;es, &#234;tre motiv&#233;es et disposer d'un lopin de terre ou d'une promesse de don de la part d'un proche. La constitution de la liste des personnes int&#233;ress&#233;es par la formation fait l'objet d'&#233;changes &#224; l'&#233;chelle du village, entre les chefs de villages et les repr&#233;sentants des groupements et organisations paysannes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le nombre de candidates et candidats d&#233;passe la capacit&#233; d'accueil en formation telle que pr&#233;vue par le projet, une assembl&#233;e villageoise est organis&#233;e afin de parvenir, par consensus, &#224; une liste de 20 &#224; 22 postulant&#183;es. G&#233;n&#233;ralement, une liste secondaire est alors constitu&#233;e en vue d'une nouvelle vague de formation, qui peut &#234;tre organis&#233;e sur le m&#234;me site lors d'une prochaine saison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les listes des jeunes par village sont ensuite consolid&#233;es au niveau de chaque commune et sont soumises au comit&#233; r&#233;gional. Cette instance joue un r&#244;le cl&#233; &#224; toutes les &#233;tapes de la formation ; elle rassemble les repr&#233;sentants de 6 institutions et organisations : la Chambre r&#233;gional d'agriculture (CRA), le Conseil r&#233;gional (CR), la Direction r&#233;gionale de l'enseignement et de la formation technique et professionnelle (DREFTP), la Direction r&#233;gionale de l'agriculture (DRA), l'Agence de promotion du Conseil agricole (APCA) et un point focal des maires de la r&#233;gion. Les propositions de sites sont &#233;tudi&#233;es par le comit&#233; r&#233;gional en amont de chaque nouvelle vague de formation et font l'objet d'une mission de terrain. Au cours de cette mission, les membres du comit&#233; se r&#233;partisse en deux, voire trois &#233;quipes. Le d&#233;placement est organis&#233; sur plusieurs jours et financ&#233; par le projet . Sur place, les membres du comit&#233; r&#233;gional s'assurent que le site r&#233;pond effectivement aux crit&#232;res mentionn&#233;s et ils organisent des temps d'&#233;change avec les villageois et villageoises, dont les jeunes femmes et hommes int&#233;ress&#233;&#183;es par la formation. Ils sont accompagn&#233;s de repr&#233;sentants de la commune et du service communal de l'agriculture. Cette &#233;tape &#8211; ainsi que l'ensemble des d&#233;placements organis&#233;s au cours de la formation &#8211; donne l'opportunit&#233; aux services d&#233;concentr&#233;s de l'Etat ainsi qu'aux organisations de conseil et de formation agricoles de suivre le d&#233;roulement des formations de mani&#232;re rapproch&#233;e. Par ailleurs, le choix des sites fait l'objet d'&#233;changes &#233;largis &#224; l'issue de cette mission d'identification : un atelier de concertation est organis&#233; au niveau r&#233;gional afin de mettre en discussion les observations de terrain et de parvenir &#224; un consensus sur le choix des sites. A titre d'exemple, la pr&#233;paration des formations de la saison s&#232;che froide 2020-2021 (de novembre &#224; avril) dans la r&#233;gion de Tahoua a n&#233;cessit&#233; la visite de 89 sites et l'atelier de concertation r&#233;gional, organis&#233; sur une journ&#233;e, a permis d'en retenir 33. Au-del&#224; des membres du comit&#233; r&#233;gional, cet atelier a r&#233;uni les 22 maires des communes ayant soumis des propositions de sites ainsi que des repr&#233;sentants d'autres projets et programmes en cours dans la r&#233;gion, des Services techniques r&#233;gionaux de l'I3N et du Code rural ; des Organisations paysannes pr&#233;sentes dans la zone ; des institutions financi&#232;res impliqu&#233;es dans le projet et des op&#233;rateurs de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'implication d'une diversit&#233; d'acteurs d'un niveau r&#233;gional dans le processus d'identification des sites de formation et les modalit&#233;s par lesquelles ces personnes se mobilisent (d&#233;placements sur le terrain, animation d'un atelier r&#233;gional) contribuent &#224; la transparence du choix des sites. Cette transparence semble &#233;galement avoir contribu&#233; &#224; une r&#233;partition &#233;quitable des sites entre les communes au sein d'une vague de formation, et d'une vague de formation &#224; une autre. Par ailleurs, l'atelier organis&#233; au niveau r&#233;gional &#224; l'issue des visites de terrain permet d'&#233;largir le processus de d&#233;cision &#224; d'autres acteurs que ceux d'un niveau r&#233;gional. Les maires des communes peuvent par exemple contribuer aux d&#233;bats, sans &#234;tre uniquement repr&#233;sent&#233;s par l'un d'entre eux au sein du comit&#233; r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, il est plus difficile d'analyser sur quels crit&#232;res s'effectue le choix des jeunes femmes et hommes int&#233;ress&#233;s pour entrer en formation dans le cas o&#249; leur nombre est sup&#233;rieur &#224; la capacit&#233; d'accueil du site, et au-del&#224; des crit&#232;res d'&#233;ligibilit&#233; fix&#233;s par le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;La formation des jeunes et leur suivi&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la formation, un ensemble d'acteurs intervient aupr&#232;s des jeunes et/ou aupr&#232;s du formateur. Ce dernier est propos&#233; par l'op&#233;rateur de formation. Ces derniers sont recrut&#233;s par le comit&#233; r&#233;gional, &#224; travers un appel d'offres, ouvert uniquement &#224; des op&#233;rateurs de formation d&#233;j&#224; implant&#233;s dans la r&#233;gion. Le formateur il est le r&#233;f&#233;rent du site et est pr&#233;sent pendant toute la dur&#233;e de la formation. Au-del&#224; des modules qu'il dispense, le formateur est &#233;galement charg&#233; de suivre la progression p&#233;dagogique des apprenantes et des apprenants. Lorsqu'un conseiller de la CRA est pr&#233;sent dans la zone, ce dernier est charg&#233; de passer une fois par semaine sur le site de formation : il vient en soutien au formateur, le conseille sur certains aspects techniques et, en fonction de ses comp&#233;tences, il peut &#233;galement animer un module de formation sur plusieurs jours. Le conseiller CRA assure &#233;galement le suivi en continu des apprenantes et apprenants : lors de ses passages, il &#233;change avec les jeunes en petits groupes sur ce qu'ils ont appris en formation, il s'assure &#233;galement que le cursus et le rythme de formation, tels que d&#233;finis dans le cadre du projet, sont respect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de conseiller CRA dans la zone d'intervention, c'est le superviseur de l'op&#233;rateur de formation qui prend le relai et assure cette fonction d'appui/soutien au formateur. Le r&#244;le du superviseur consiste par ailleurs &#224; effectuer des visites r&#233;guli&#232;res (au moins deux fois par mois) sur le site de la formation afin de s'assurer de l'assiduit&#233; des apprenantes et des apprenants et du bon d&#233;roulement de la formation. Il relate ces &#233;l&#233;ments dans des rapports, remis au comit&#233; r&#233;gional &#224; trois &#233;ch&#233;ances : trois semaines apr&#232;s le d&#233;marrage de la formation, &#224; mi-parcours (&#224; plus ou moins 2,5 mois) et &#224; la fin de la formation. Sur cette base, une visite du comit&#233; est organis&#233;e sur chacun des sites pour &#233;changer avec les apprenantes et les apprenants, les villageois et les autorit&#233;s. Le troisi&#232;me et dernier rapport du superviseur et la derni&#232;re visite du comit&#233; r&#233;gional se concentrent sur l'&#233;valuation des comp&#233;tences des apprenantes et des apprenants. A titre d'exemple, dans la r&#233;gion d'Agadez, des conseillers CRA sont pr&#233;sents dans 4 des 9 communes qui organisent des sessions de formation. Le travail des superviseurs rattach&#233;s aux op&#233;rateurs de formation est donc renforc&#233; dans les autres communes. Enfin, des agent&#183;es de la Direction r&#233;gionale de l'agriculture, g&#233;n&#233;ralement du niveau d&#233;partemental ou communal, peuvent &#233;galement r&#233;aliser des missions de conseil et de suivi des jeunes en formation, sur base de l'&#233;laboration de termes de r&#233;f&#233;rences pr&#233;alablement valid&#233;s par le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#244;les des formateurs, des conseillers CRA, des superviseurs et des membres du comit&#233; r&#233;gional semblent clairs, compl&#233;mentaires et le dispositif suffisamment souple pour &#234;tre adapt&#233; en fonction des acteurs en pr&#233;sence dans les zones d'intervention. Les supports utilis&#233;s par ces acteurs pour r&#233;aliser le suivi (rapports, fiches de suivis, etc.) semblent fonctionnels et il n'y a pas de difficult&#233;s majeures rencontr&#233;es dans le circuit de collecte des informations et de transmission des livrables. Comme pour la phase d'identification des sites, les membres du comit&#233; r&#233;gional sont fortement impliqu&#233;s dans le suivi des formations, puisqu'ils se rendent trois fois sur le terrain au cours au cours de la formation. Cette implication &#8211; de l'&#233;tape du choix des sites jusqu'&#224; la fin de la formation &#8211; permet d'inscrire l'engagement du comit&#233; r&#233;gional dans la dur&#233;e et permet &#224; ses membres de construire ou de renforcer leur expertise et leur l&#233;gitimit&#233; &#224; intervenir dans le secteur de la formation agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, peu d'&#233;changes ont lieu entre les CRA et les services d&#233;concentr&#233;s de l'Agriculture suite &#224; leurs visites de terrain respectives et la compl&#233;mentarit&#233; de leurs appuis respectifs n'apparait pas clairement. Plus globalement, alors que l'un des points forts du dispositif de formation mis en &#339;uvre par les CRA repose sur son co&#251;t, limit&#233;, il est frappant - et quelque peu paradoxal - de constater l'ampleur des moyens d&#233;ploy&#233;s pour s'assurer du bon d&#233;roulement de la formation (contenu et rythme des enseignements) et pour le suivi des jeunes en formation (assiduit&#233; et progression p&#233;dagogique). De toute &#233;vidence, une d&#233;marche &#233;valuative permettrait de mieux rendre compte de la valeur ajout&#233;e de la mobilisation d'un nombre important d'acteurs dans le suivi des formations, &#224; la fois pour que la formation soit de qualit&#233; et pour favoriser la progression p&#233;dagogique des apprenantes et apprenants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;L'accompagnement (post-formation)&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'issue de leur formation et dans le cadre du d&#233;veloppement de leurs activit&#233;s maraich&#232;res, les apprenantes et apprenants peuvent b&#233;n&#233;ficier de deux formes d'appui : des conseils techniques et de gestion et un soutien financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conseils techniques et de gestion sont d&#233;livr&#233;s par les CRA. Cet appui s'inscrit dans le cadre du service de Conseil de gestion aux exploitations familiales (CGEF), financ&#233;e dans le cadre du PPR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation d'un conseiller CRA est toutefois conditionn&#233;e, l&#224; aussi, &#224; leur pr&#233;sence dans les zones d'intervention. Ainsi &#224; Tahoua, par exemple, les apprenantes et apprenants de trois sites de formation sont, depuis la fin de leur formation en 2021 et 2022, accompagn&#233;&#183;es dans le cadre du CGEF. Dans le cas o&#249; ces transitions vers ce type d'appui-conseil ne sont pas possibles, l'accompagnement des jeunes sur le plan technique par les CRA s'arr&#234;te &#224; la fin de la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes femmes et hommes qui en expriment le souhait peuvent &#233;galement &#234;tre accompagn&#233;&#183;es par les CRA dans la constitution d'un dossier de financement via le m&#233;canisme de financement &#224; co&#251;t partag&#233; (FCP) exp&#233;riment&#233; dans le cadre du projet ainsi que par les Institutions de microfinance (IMF) dans l'&#233;tude et le suivi de la mise en &#339;uvre de leur demande de cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du suivi post-formation, la dimension pluri-acteurs est peu mise en &#339;uvre et repose essentiellement sur les CRA. Les services techniques d&#233;concentr&#233;s du minist&#232;re de l'Agriculture n'ont, en effet, pas de moyens sp&#233;cifiques pour assurer un suivi des jeunes &#224; l'issue de leur formation et l'Agence de promotion du conseil agricole (APCA) dont la mission est de renforcer et coordonner les activit&#233;s de conseil agricole &#224; l'&#233;chelle de chacune des r&#233;gions, est intervenue tardivement dans le projet . Cela se traduit par un suivi n&#233;cessairement limit&#233; des apprenants et des apprenantes &#224; l'issue de leur formation, ce d'autant que la mobilisation des financements issus du FCP a &#233;t&#233; laborieuse et a connu des dysfonctionnements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.polesruraux.org/IMG/pdf/les_acteurs_mobilises_etapes.pdf" length="252990" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
